Le paradoxe de l’envoûtement d’Amour: rituel de séduction ou « viol ésotérique »?

8 mar

À l’heure où l’affaire Weinstein bat son plein, entre révélations, accusations et débats sur certaines pratiques apparemment très courantes de harcèlements ou de viols, le monde profane et même toute la planète n’en finissent plus de se poser les questions légitimes sur les rapports consentis ou non entre hommes et femmes. C’est donc une réelle et importante question de société que de mieux comprendre où se fixent les limites des uns et des autres, comment aborder ce sujet objectivement sans provoquer à coup sûr une forte polémique dans la minute, et se demander finalement si la volonté de séduction n’est déjà pas une première étape de trop franchie sur le territoire d’autrui ? Pourtant, vouloir séduire chez un homme semble assez naturel, tout autant qu’une femme aime aussi plaire, et nous voici immédiatement avec un paradoxe, celui de vouloir juger du rayonnement de la nature de chacun pour savoir précisément jusqu’où ils doivent mutuellement s’accorder ou au contraire s’éloigner. Devons nous y voir une sorte de règle tacite assez « contre nature » à suivre: les uns ne devant pas trop chercher à séduire et les unes à ne plus trop chercher à plaire au risque de voir une attraction soudaine se manifester… Les initiés s’interrogent donc aussi sur cet état de fait qui les oblige à envisager certains rituels de séduction sous d’autres angles ou finalement à ne pas en tenir compte !

En effet, comment concevoir au quotidien des travaux axés sur des rituels de rapprochements amoureux tout en respectant l’équilibre du paradoxe que je viens d’évoquer précédemment ? Un chaman ou un sorcier doivent-ils y réfléchir à deux fois avant de proposer un envoûtement d’amour si le contexte l’oblige et que la demande est présente ? Se poser la question revient tout de même à mettre le monde profane et celui des initiés sur un strict et même pied d’égalité quant aux décisions qui doivent être prises alors que ces deux mondes ne se basent généralement pas sur les mêmes concepts ni à des niveaux identiques. On voit d’ici une autre polémique arriver soudainement, celle de l’interférence entre deux univers qui s’entrecroisent mais qui n’ont pas vraiment les mêmes « lois » et interprétations, humaines ou ésotériques, avec des applications distinctes, souvent complémentaires, mais parfois aussi très contradictoires…

Par exemple, suite à une demande d’un homme (ou d’une femme) qui désire absolument reconquérir sont ex, il y a fort à parier que l’on ne demandera pas à l’ex son plein consentement à entrer dans le jeu d’un rituel (de plus « secret ») de retour de l’être aimé qui s’assimile à un envoûtement d’amour ! Les rituels de « Magie Rouge » (magie de l’Amour axée sur les sentiments, la sexualité, le désir et la libido) sont généralement demandés unilatéralement par une seule personne dans un cadre où justement sa problématique s’oppose au contexte en cours, en d’autres mots pour notre exemple: celui d’un contexte où l’ex n’a pas forcément envie de revenir mais où l’on doit tout de même « l’orienter » dans ce but ! « Orienter » est bien le mot puisque je précise que le propre d’un rituel de Magie Rouge, contrairement à la Magie Noire qui force à l’extrême, se contente de réorienter le contexte en place vers un but différent, potentiellement viable et de manière positive pour les protagonistes et ce à l’instigation du demandeur.

L’on voit donc ici aussi, comme pour le monde profane, qu’il existe des limites, que celles-ci sont définies par l’utilisation de certains rituels issus de certains types de magies conformes aux lois universelles, lesquelles s’axent résolument dans un sens d’acceptation induite sur des chemins pleinement positifs et acceptables. Évidemment la Magie Noire, qui contraint et détruit, n’est pas de cet ordre, je le souligne bien ici. De facto, nous venons en grande partie de répondre à notre paradoxe en délimitant les modes opératoires de la Magie, tout en sachant que ces derniers ne s’appliquent qu’en utilisant le potentiel existant dans le contexte afin d’orienter dans le sens de la demande si cela est possible, le tout en respectant les règles des lois ésotériques résolument orientées positivement mais aussi indirectement en s’alignant sur l’aspect plus profane des possibilités réelles qui se présentent, ceci sans contraintes forcées mais uniquement par réorientation de la situation, de celle des protagonistes et de l’environnement (c’est-à-dire globalement du contexte).

Autre paramètre à prendre en compte et qui échappe bien évidemment à un monde profane restant très légitimement à sa place cartésienne, c’est l’aspect plus karmique de l’existence avec ses rééquilibrages, ses missions et buts à atteindre. Les rapports entre les personnes sont les variables d’ajustement nécessaires au karma qui ne peut jouer que sur la Loi d’attraction pour que les uns et les autres se côtoient et interagissent ensemble, sinon chacun resterait de son côté sans jamais approcher autrui ni finalement évoluer à son contact. C’est la construction d’interrelations sociales qui permet une telle diversité de situations et de possibilités à chaque personne afin de développer des affinités et des choix (positifs ou négatifs) et par conséquent de créer le contexte, c’est-à-dire le « tissu de sa réalité ». Sans interaction le monde serait figé en totale inertie dans sa masse neutre et il faut nécessairement un minimum de déséquilibre pour créer une dynamique viable qui puisse progresser. Cet aspect karmique est toujours difficile à faire comprendre, notamment lorsqu’il faut démontrer qu’on ne peut avoir du positif sans un minimum de négatif dans l’existence pour développer et organiser ce mouvement qui permet d’évoluer activement, ce phénomène n’est pas éloigné de ce que les scientifiques appellent la négenentropie.

En Magie le praticien sait d’emblée qu’un rituel d’envoûtement dispose de plusieurs facettes positives et négatives car tout n’est pas fait d’un seul bloc, et il s’emploie à intégrer les effets de ce rituel dans un contexte pour le dynamiser et lui donner du sens ainsi que de l’activité là où il y en avait peu ou pas assez. Ainsi « il se passe alors quelque chose » rompant avec l’inertie relative du contexte initial pour l’orienter sur de nouvelles opportunités qui peuvent alors répondre à plusieurs problématiques en présence. L’envoûtement d’Amour est de ces rituels très actifs qui s’appuient ouvertement sur la loi d’attraction et sur le karma des protagonistes pour fonctionner à plein, dans cette perspective ce rituel de Magie Rouge joue un puissant rôle d’activateur ou de catalyseur notamment de séduction et de rapprochement dont on sait qu’il donnera forcément des résultats à court ou moyen terme. Dans ce cas le contexte s’organisera alors de lui-même pour intégrer ces nouvelles opportunités et apporter au demandeur ce qu’il attend tout en respectant les équilibres de la loi d’attraction: dans un sens comme dans l’autre la séduction est naturellement au rendez-vous sans avoir à forcer à l’extrême quiconque, il n’y a donc jamais de « viol ésotérique » en Magie Rouge!

Comme d’habitude je sais qu’un simple article ne peut répondre entièrement à un thème qui associe de fondamentales notions de relations humaines avec celles tout aussi complexes des comportements amoureux associés aux rituels de Magie Rouge, aussi vous pouvez me joindre pour en discuter ou bien pour m’exposer une problématique personnelle à résoudre dans le cadre de mon activité professionnelle. Pour ce faireenvoyez-moi un message précis et complet depuis mon formulaire de contact (merci de cliquer sur la messagerie prévue a cette effet  pour ouvrir la page). Je vous dis à très bientôt pour que la magie de la séduction opère à son zénith !

Pas encore de commentaire

Laisser une réponse

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus